Rééducation des membres inférieurs grâce à réalité virtuelle H’ability
Nowadays, many professionals and companies use the terms virtual, augmented and mixed reality, which shows a...
Ergothérapeute au LADAPT de l’Aube, Ninon partage son expérience avec le casque de réalité virtuelle H’ability. De la réadaptation professionnelle à la formation des soignants en EHPAD, elle nous raconte son utilisation du dispositif.
Ninon : Le LADAPT de l’Aube est un établissement spécifique pour favoriser la réinsertion sociale et professionnelle des personnes en situation de handicap. Ce sont des personnes qui nous sont orientées par la MDPH suite à une reconnaissance en qualité de travailleur handicapé. Il s’agit par exemple de personnes ayant subi une maladie chronique invalidante ou un accident du travail qui a entraîné une inaptitude au poste et qui nécessite une réorientation professionnelle.
C’est surtout de leur permettre l’accès au retour au travail. Ça passe par l’aménagement de leur poste de travail avec des indications précises tant sur la posture que sur le niveau organisationnel. Un temps partiel thérapeutique ou la nécessité de passer par des consignes écrites et imagées, par exemple dans des cas de handicap cognitif.
Elle pourrait vraiment servir au reconditionnement à l’effort et également à l’évaluation. Par exemple, beaucoup de personnes se réorientent vers des postes de conditionnement, de mise en préparation ou de mise en carton, qui nécessitent des amplitudes et des sollicitations physiques assez importantes. Le casque de réalité virtuelle représenterait alors un véritable outil thérapeutique pour permettre ce ré-entraînement, qu’il soit à l’effort ou cognitif, afin de faciliter l’activité professionnelle.
Oui, en plus de mon poste actuel, je réalise des contrats de vacation avec l’école d’ergothérapie de Nancy. J’accompagne les troisièmes années, donc les futurs diplômés, dans le cadre de travaux dirigés sur le rôle de l’ergothérapeute en EHPAD.
C’est dans ce cadre que je leur ai présenté le casque H’ability. Ils ont été mis en situation écologique, se mettant vraiment à la place des patients. C’est ainsi que nous obtenons le meilleur regard pour monter notre projet d’intervention.
Certains qui l’avaient déjà vu en stage ont tout de suite eu le regard thérapeutique, le regard objectif de mise en situation écologique. Ils ont immédiatement perçu tout l’aspect d’adaptation des séances qui est possible. C’était assez intéressant parce que j’ai saisi l’occasion pour que ce soient au passage eux qui le présentent au reste du groupe.
Ceux qui ont découvert la VR pour la première fois dans ma classe ont eux eu davantage cet engouement ludique, avec beaucoup de curiosité et un peu d’émerveillement face à la technologie qu’offrait H’ability. Je pouvais entendre des phrases comme « Oh on peut vraiment faire ça en ergothérapie ? » ou « Woah c’est incroyable la qualité de l’image ! En plus, on peut interagir avec l’environnement », en référence à des jeux comme le potager par exemple où on peut donner la pomme au poney.
La VR est recommandée en début de perte d’autonomie pour aider les résidents GIR 4-5 qui arrivent à l’EHPAD à conserver cette autonomie. Ce sont les personnes cibles pour l’utilisation du dispositif car leurs capacités cognitives et motrices commencent à décliner. La VR n’est pas recommandée pour les personnes présentant des troubles du comportement comme c’est le cas dans les maladies d’Alzheimer et apparentés.
Je dirais que l’autre application principale concerne la prévention des chutes.
Nous sommes immergés dans une salle de bain ou dans un salon, et nous devons identifier ce qui pourrait être un risque de chute. Cela permet vraiment cette identification en situation écologique. On met les personnes en capacité de repérer les dangers dans un environnement virtuel qui ressemble à leur quotidien.
👉 Dans l’exercice du marché il y a une sollicitation cognitive avec une liste de courses à mémoriser, mais aussi une sollicitation motrice puisqu’il faut se déplacer pour collecter les articles. C’est cette combinaison cognitive et physique qui fait la richesse de l’exercice.
C’est un des bénéfices majeurs que j’ai observés. Pour rappel la kinésiophobie, c’est cette peur du mouvement souvent présente chez les patients après un accident ou une pathologie. Avec H’ability, la personne peut effectuer des mouvements dans un environnement sécurisé. C’est souvent source d’émerveillement pour eux de réaliser qu’ils ont réussi un geste, et sans avoir eu mal, sans qu’ils s’en soient rendu compte pendant l’exercice.
Il faut ensuite transférer les acquis. Cela demande plusieurs séances, mais j’ai effectivement pu observer l’aboutissement. Les patients parviennent progressivement à reproduire dans leur quotidien les mouvements et comportements travaillés en réalité virtuelle.
C’est très impressionnant. La technologie reproduit vraiment l’environnement qui nous entoure grâce à des caméras très précises. On voit très bien tous les mouvements, on distingue même les mimiques faciales des personnes présentes.
L’intérêt que j’y vois, c’est surtout de favoriser l’adhésion, l’adhérence thérapeutique au casque de réalité virtuelle, auprès des personnes qui seraient plutôt réticentes.
La technologie H’ability est vraiment très bien conçue dans le sens où elle ne va pas stimuler de manière excessive le système vestibulaire. Nous sommes donc moins confrontés à toutes les limites de la VR qui peuvent provoquer une sensation de mal des transports, des vertiges ou des nausées.
C’est quelque chose qu’on ne rencontre vraiment pas avec H’ability, mais c’est la crainte de toute personne utilisant pour la première fois la réalité virtuelle. Je pense donc qu’être en réalité mixte peut avoir ce côté rassurant.
Plus les exercices H’ability seront basés sur la vie réelle et plus ils seront pertinents. Plus ils engageront l’engagement occupationnel de la personne.
Par exemple, dans l’activité potager, nous avons l’arbre qui est en face de nous et sur lequel nous pouvons cueillir une pomme et la donner au poney. Ce n’est pas une simple activité analytique, ce ne sont pas des cônes que nous allons venir empiler sur des bâtons. Cela a un sens, un but, un contexte.
Ce qui est également très appréciable avec H’ability, ce sont toutes les capacités de modulation et d’adaptation des activités. Le système peut s’adapter aux capacités initiales du patient et également aux capacités qui vont s’améliorer, nous l’espérons, avec la rééducation. En tant qu’ergothérapeute on intervient beaucoup sur l’environnement architectural et matériel des patients. Le fait que ce soit entièrement adaptable, ça nous permet par la suite de transposer plus facilement l’acquis du virtuel dans le réel.
Que ce soit pour les personnes en perte d’autonomie à domicile ou pour les personnes qui sortent de rééducation, j’y trouve un véritable enjeu et intérêt. Autant dans les centres de rééducation qu’à l’extérieur, dans les services à domicile.
Nous sommes souvent un peu limités en termes de moyens parce que nous n’allons pas transporter toute la salle d’ergothérapie dans le coffre de la voiture, alors que le casque de réalité virtuelle est très compact et ne nécessite pas de branchement ni de disposition particulière. C’est vraiment là que je trouve qu’il a toute sa place à jouer.
Oui je suis convaincue de sa pertinence. Rien qu’en HAD, donc en hospitalisation à domicile, en sortie de centre de rééducation pour maintenir les acquis : on remarque qu’il y a souvent une rupture du parcours de soins.
La personne retourne chez elle, retrouve ses habitudes, retrouve également ses rôles de la vie de tous les jours, son rôle de parent, elle retourne au travail. On remarque alors qu’il y a forcément une diminution de l’intérêt de maintenir les acquis récupérés en centre de rééducation.
Généralement, il n’y a pas forcément d’HAD qui se met en place ensuite, et quand cela a lieu, les outils sont moindres. C’est là qu’H’ability apporterait une réponse adaptée.
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