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La réalité mixte, ou MR (Mixed Reality), est l’une des innovations les plus prometteuses pour la rééducation. Plus aboutie que la réalité virtuelle classique pour de nombreux cas cliniques, elle permet au patient de voir son environnement réel tout en interagissant avec des éléments virtuels superposés. Mais que dit la science sur son efficacité ? Et quelles applications concrètes pour les kinésithérapeutes et ergothérapeutes ? Cet article fait le point sur les preuves cliniques et les avantages du mode réalité mixte intégré au dispositif H’ability.
La réalité mixte (MR) est une technologie qui combine, en temps réel, l’environnement physique du patient avec des éléments numériques superposés. Concrètement, le patient porte un casque équipé de caméras qui retransmettent l’image du monde réel, à laquelle s’ajoutent des objets virtuels avec lesquels il peut interagir. Il voit donc à la fois son corps, le praticien, la salle de soin… et les éléments virtuels du protocole de rééducation.
Cette technologie se distingue de deux autres approches souvent confondues :
En pratique, la frontière entre AR et MR est parfois floue dans la littérature scientifique. Toutefois, ce qui compte pour la rééducation, c’est la préservation des repères réels du patient — un avantage clinique majeur que nous allons détailler.
La rééducation par réalité mixte présente plusieurs avantages cliniques que la VR pure ne peut pas offrir. En effet, ces avantages sont aujourd’hui documentés dans la littérature scientifique.
Tout d’abord, la sécurité du patient est renforcée. Comme le souligne Vinolo Gil et al. (2021) dans leur revue systématique publiée dans JMIR Serious Games : la VR ne peut pas reconnaître les dangers réels qui peuvent causer des blessures, alors qu’en réalité mixte, le patient reste conscient des risques de son environnement. Cette différence est cruciale pour les patients à risque de chute, les seniors et les patients en phase post-opératoire.
Par ailleurs, la cybercinétose est significativement réduite. En préservant les repères visuels réels, la MR limite le conflit sensoriel entre le système visuel et le système vestibulaire — principal responsable des nausées induites par la VR. C’est pourquoi le dispositif H’ability privilégie le mode réalité mixte pour les patients vestibulaires, sensibles ou réticents à la VR.
Ensuite, l’interaction avec des objets tangibles devient possible. La même revue le confirme : la réalité mixte offre un retour proprioceptif supérieur car le participant peut interagir avec l’application, l’environnement et des objets tangibles. Cela ouvre des possibilités cliniques précieuses, comme combiner la rééducation immersive avec des poids lestés, des élastiques ou un harnais.
Enfin, l’engagement du patient est fortement amélioré. Dans plusieurs études analysées par Vinolo Gil et al., les participants ont rapporté une motivation et une adhésion supérieures lors des séances en MR/AR par rapport aux exercices conventionnels.
La littérature sur la réalité mixte en rééducation s’est considérablement enrichie ces dernières années. Voici les principales données que les praticiens peuvent retenir.
La revue systématique avec méta-analyse de Vinolo Gil et al. (2021), menée sur 11 essais cliniques randomisés et 308 patients, conclut que la réalité augmentée et mixte, en complément de la kinésithérapie conventionnelle, est efficace dans plusieurs domaines :
Plus récemment, Farsi et al. (2025), dans une scoping review publiée dans Sensors, ont analysé 105 études sur l’AR/MR en rééducation motrice. Ils confirment l’expansion rapide de cette technologie, avec une dominance des dispositifs portés sur la tête (head-mounted displays, 56,2 % des études) — comme le casque Pico 4 Enterprise utilisé par H’ability.
Cependant, ces revues soulignent également les limites actuelles : hétérogénéité des protocoles, tailles d’échantillons souvent réduites, et nécessité de mener des essais cliniques de plus grande ampleur. Ainsi, la réalité mixte ne remplace pas la kinésithérapie conventionnelle : elle la complète et l’enrichit.
Le mode réalité mixte intégré au dispositif H’ability s’applique à l’ensemble du catalogue d’exercices de rééducation. Voici les usages les plus pertinents identifiés par les praticiens partenaires.
Pour découvrir l’ensemble des situations cliniques, consultez notre page dédiée aux indications thérapeutiques H’ability.
Une séance type avec le mode MR du dispositif H’ability dure entre 15 et 30 minutes. Le praticien active simplement le mode MR depuis son interface tablette, et le casque Pico 4 Enterprise bascule en réalité mixte. Le patient voit alors la salle, le praticien et son propre corps, enrichis des éléments virtuels du protocole choisi. Toutes les données (cinématique, scores, temps de réaction) sont enregistrées en temps réel pour le suivi.
« Avec la réalité mixte, le patient reste dans son environnement habituel — il voit son corps, la salle, les repères réels — tout en bénéficiant d’un environnement de travail enrichi. »
— Dr Frank Wein, chirurgien du sport et du genou, co-développeur H’ability
Qu’est-ce que la réalité mixte en rééducation ?
La réalité mixte combine l’environnement réel du patient avec des éléments virtuels superposés en temps réel. Le patient voit son corps, le praticien et la salle, tout en interagissant avec des objets virtuels affichés dans son champ de vision. En d’autres termes, elle se distingue de la réalité virtuelle pure dans laquelle le patient est entièrement immergé dans un environnement numérique.
Quelle différence entre réalité mixte et réalité virtuelle en kinésithérapie ?
La réalité virtuelle isole le patient dans un environnement entièrement numérique. En revanche, la réalité mixte conserve les repères réels : le patient voit son corps, le sol, le praticien. Cette différence est cruciale pour les patients à risque de chute, les personnes âgées et les patients sensibles à la cinétose.
La réalité mixte est-elle efficace en rééducation ?
Oui. Une revue systématique avec méta-analyse (Vinolo Gil et al., 2021) montre que la réalité augmentée et mixte, en complément de la kinésithérapie conventionnelle, améliore l’équilibre et la prévention des chutes en gériatrie, ainsi que la fonctionnalité des membres après AVC. Par ailleurs, une scoping review récente (Farsi et al., 2025) confirme l’expansion rapide de cette technologie en rééducation motrice.
Quelles indications cliniques pour la réalité mixte ?
Les principales indications documentées sont la rééducation de l’équilibre chez les seniors, la prévention des chutes, la rééducation des membres supérieurs et inférieurs après AVC, le traitement de la douleur fantôme par thérapie miroir, et la rééducation vestibulaire. En outre, le dispositif H’ability couvre l’ensemble de ces indications.
La réalité mixte réduit-elle le risque de cybercinétose ?
Oui. En conservant les repères visuels réels du patient, la réalité mixte réduit significativement le conflit sensoriel responsable des nausées induites par la VR pure. C’est pourquoi elle est particulièrement adaptée aux patients vestibulaires, aux personnes âgées et à tous les profils sensibles à la cinétose.
Références :
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