Maladie de Parkinson et réalité virtuelle : quelle rééducation ?
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Comment la réalité virtuelle en ergothérapie peut-elle transformer la pratique en cabinet libéral ? Blandine Le Mené, ergothérapeute libérale, partage son expérience avec le casque H’ability. De la rééducation en neurologie au traitement de la douleur chronique en passant par la thérapie miroir, elle nous raconte comment elle intègre la réalité virtuelle dans sa pratique quotidienne.
Blandine : À la base, c’était surtout pour les patients en neurologie et douloureux chroniques. Et après, j’ai extrapolé un peu, notamment avec la thérapie miroir, par exemple pour le syndrome douloureux régional complexe en chirurgie de la main.
Ce qui m’a poussée à chercher un outil de réalité virtuelle, c’était avant tout pour avoir un outil assez innovant, motivant et qui permette de stimuler les patients qui ont par exemple une difficulté à intégrer leur membre supérieur dans une activité, soit par négligence, soit pour d’autres difficultés motrices et sensitives. Et puis aussi pour les patients qui ont peur d’aller à l’extérieur.
Cela peut être un outil de transition entre l’environnement virtuel, qui permet d’être dans un lieu sécurisé avec le thérapeute, et ensuite de passer progressivement vers la réalité mixte pour aller dans leur environnement à eux.
J’en ai trouvé aussi un réel bénéfice pour les patients avec syndrome douloureux régional complexe, notamment avec l’utilisation de la thérapie miroir qui a bien porté ses fruits. Et puis il y a beaucoup de données probantes sur ces sujets, donc je me base beaucoup là-dessus.
Ce qui me manquait, c’était plutôt le fait d’avoir un environnement où le patient est vraiment concentré sur sa tâche et ne se laisse pas facilement distraire par l’environnement extérieur autour de nous en thérapie, notamment en cabinet.
Et donc, le fait d’avoir vraiment le casque où ils sont en immersion totale, ça permet qu’ils ne se concentrent que sur cette tâche. Et puis, les progrès sont beaucoup plus rapides.
Je suis contente du côté pratique et minimaliste où il y a uniquement un casque et une tablette. Ça prend peu de place, c’est peu encombrant, c’est vite mis en place, donc c’est au-dessus de mes attentes.
Une séance avec H’ability se passe d’abord par une première évaluation : est-ce que le patient a déjà utilisé la réalité virtuelle ou pas ? On fait une courte séance au début, maximum dix minutes dans le casque. Puis une deuxième séance où j’augmente progressivement à quinze minutes, puis ainsi de suite jusqu’à 30 minutes de séance dans le casque.
Au début, en général, je travaille beaucoup au niveau de la rééducation des membres supérieurs. Je fais des bilans un peu plus analytiques pour évaluer les mobilités au niveau des amplitudes des membres supérieurs. Et puis aussi au niveau de la nuque, c’est souvent les demandes que j’ai. Ensuite, je les mets en activité en tenant compte des évaluations analytiques qu’on a faites, pour éviter de les mettre en échec, pour qu’ils soient dans les limites de leurs capacités.
Je choisis les activités selon leurs centres d’intérêt et selon l’objectif visé.
L’avantage avec H’ability, c’est que les activités sont déjà bien triées par domaine, et donc c’est plus facile à retrouver une activité rapidement. Aussi, on peut pré-programmer un programme personnalisé pour le patient.
On peut donc gagner du temps quand on arrive en séance avec le patient et déjà mettre en route le programme pour la séance. On gagne vraiment du temps avec le patient.
J’ai utilisé H’ability par exemple pour la négligence corporelle d’une patiente qui a des antécédents d’AVC et qui avait des difficultés à réintégrer son membre supérieur gauche dans les activités de la vie quotidienne par négligence.
Pour lui faire prendre conscience de ça, pour éviter que ce soit moi qui lui apporte toujours ce commentaire pendant qu’elle est en train de faire une activité au cabinet, je me suis dit : je vais la mettre en réalité virtuelle, et elle aura aussi le feedback de l’outil. On va partir de ce feedback écrit pour discuter ensemble et confronter justement à cette prise de conscience qu’elle n’intégrait pas suffisamment son membre supérieur, et qu’elle surcompensait avec le membre supérieur dominant et qui était sain.
Cela a été très bénéfique, et j’ai pu sélectionner directement les activités dans le domaine de négligence spatiale. C’est assez pratique. Et l’avantage, c’est qu’il y a de nombreuses activités où on peut faire par exemple quatre activités sur une séance de 30 minutes. C’est assez motivant, assez engageant et pas redondant en fait pour la patiente. Donc elle a adoré.
Après, je la challengeais de séance en séance en augmentant un petit peu la difficulté, en changeant, en modulant les paramètres. Et elle a beaucoup adoré ça. Elle a très vite progressé. En deux séances, elle intégrait complètement son membre supérieur qu’elle négligeait dans les activités de la vie de tous les jours. Donc ça a été hyper efficace.
Je suis très satisfaite du service support client, très réactif. Quand j’ai une demande, en général, dans la journée, il y a une solution qui est apportée. J’ai eu très peu de problèmes techniques depuis le début, donc je suis vraiment satisfaite globalement pour ça.
Pour les mises à jour, c’est assez clair. Lorsqu’il y a une nouvelle activité qui sort ou des paramètres qui s’ajustent, on reçoit un e-mail. Après, je me connecte. Le casque est efficace, ça fonctionne très bien. Je suis satisfaite du service client.
J’ai choisi cet outil notamment pour son côté peu encombrant et très léger aussi. Parce que pour un casque sans fil, j’ai été très surprise de voir qu’il était très léger sur la tête. C’était notamment pour ce choix que je me suis orientée vers votre solution plutôt que vers un autre outil de réalité virtuelle.
Moi, je l’utilise dans mon cabinet, mais ça pourrait être utile pour l’utiliser au domicile. C’est une petite mallette, petite valise, donc facilement transportable. Il y a tout dedans : les manettes, les trackers pour mettre aussi aux jambes ou à d’autres articulations, le casque et puis la tablette. Tout est dans la petite valise qui fait un format même pas A4, donc très pratique.
J’encourage un maximum de thérapeutes à tenter l’expérience, en tout cas avec la réalité virtuelle. C’est un outil qui est assez innovant déjà depuis quelques années, qui ne fait qu’évoluer et s’améliorer.
L’avantage avec H’ability, c’est qu’ils sont à l’écoute aussi de nos demandes pour toujours continuer d’évoluer pour l’intérêt du patient et des thérapeutes. Il y a vraiment une belle synergie entre ceux du terrain et l’équipe H’ability pour aller de l’avant. Ils sont assez réactifs et les applications sortent sous deux ou trois mois.
Je pense qu’il faut juste tenter et se faire son propre avis. Mais moi, j’en suis convaincue déjà depuis plusieurs années. Je l’utilise en tout cas toutes les semaines dans ma pratique. Je l’intègre, et je n’ai jamais eu de mauvaise surprise auprès des patients.
On entend parfois qu’il y a le risque de nausées ou de mal de tête. En fait, je fais toujours attention comment je sélectionne mes patients dès le début, et je les mets en garde aussi sur les risques. Vu qu’on y va crescendo, ça se passe toujours bien.
Foncez tenter l’application H’ability !
L’utilisation de la réalité virtuelle en ergothérapie s’appuie sur des données probantes de plus en plus solides, notamment pour les indications évoquées par Blandine. Quelques ressources pour approfondir :
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